Publicité

Pourquoi c’est important : après des années de prototypes, l’hydrogène bascule dans une phase industrielle sur le segment où il a le plus de sens : le transport lourd longue distance.

Ce qui change en 2025
Les constructeurs européens passent de l’expérimentation à la production limitée. Volvo Trucks et Daimler Truck préparent leurs premières séries d’ensembles hydrogène destinées aux flottes régionales, tandis que plusieurs logisticiens testent déjà des tracteurs capables de dépasser 900 km d’autonomie sans rallonger les temps d’arrêt. Les stations de ravitaillement, longtemps talon d’Achille du secteur, s’accélèrent : une dizaine de hubs haute pression ouvrent cette année autour des grands axes autoroutiers allemands et néerlandais. Il existe désormais en France un réseau public de stations à hydrogène (HRS), listées par des cartes et annuaires publics. 

 

Plusieurs entreprises et projets annoncent des ambitions concrètes de camions hydrogène pour les années à venir. Par exemple, un opérateur prévoit “plusieurs centaines de camions hydrogène en France en 2026-2027”.

Il y a des projets locaux d’écosystèmes hydrogène lourds — par exemple, autour de Paris et de Lyon via les initiatives nommées “Grand-ParHY” et “Grand-LHYon”, prévoyant camions (neufs ou rétrofités)

Pourquoi l’hydrogène revient dans la course
Sur longue distance, la batterie atteint ses limites : poids, temps de charge, perte de capacité en hiver. L’hydrogène, lui, permet de garder un PTAC exploitable, un ravitaillement en 10 minutes et une exploitation proche du diesel en rythme de rotation. Les coûts restent élevés, mais les premiers contrats fournisseurs annoncent une baisse de 30 % du prix du kilo d’ici 2027, grâce aux électrolyseurs européens et aux importations de pays à bas coût énergétique.

De nombreux défient restent malgré tout notamment le coût des véhicules, qui reste encore très supérieur au thermique, la fiabilité des piles à prouver sur un million de kilomètres ou encore l'approvisionnement en hydrogène vert, clé pour éviter de déplacer le problème climatique plutôt que de le résoudre. 

Ce que ça signifie pour le secteur


Les poids lourds deviendront probablement le premier marché hydrogène réellement mature. Pour les automobilistes, cela ne veut pas dire le retour imminent des voitures H₂, mais c’est un signe clair : l’infrastructure commence à exister, et l’Europe mise sur un mix technologique plutôt que sur un “tout-batterie”.

La route de l’hydrogène vient de s’ouvrir — et cette fois, les camions passent devant!

En résumé 

Oui, des stations hydrogène existent en France, et quelques camions H₂ roulent ou sont annoncés. Mais le réseau conçu pour le transport lourd est encore rare, fragmentaire, et ne garantit ni couverture nationale, ni densité suffisante pour un déploiement massif.

Publicité
Tag(s) : #Hydrogen, #Hydrogène, #Volvo Trucks
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :