Pendant la première moitié du XXᵉ siècle, les États-Unis étaient une véritable terre d’abondance automobile. Des dizaines de marques y prospéraient, certaines modestes, d’autres résolument tournées vers le prestige et l’innovation. Parmi elles, Packard s’était imposée comme un nom incontournable du luxe, rivalisant avec Cadillac ou Imperial. Disparue en 1962, la firme refait aujourd’hui surface… sous une forme inattendue.
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Fondée en 1899, Packard s’était bâtie une solide réputation en proposant des modèles à la fois élégants et technologiquement avancés. La marque est notamment entrée dans l’histoire avec la Twin Six, première automobile de série dotée d’un moteur V12 en 1916. Ses limousines, torpedos ou phaétons représentaient le summum du raffinement à l’américaine.
Mais la fusion avec Studebaker, suivie de difficultés financières, marqua le déclin de l’entreprise. En 1962, Packard produisit sa dernière voiture. Depuis, seul le souvenir demeurait, malgré une tentative avortée de résurrection dans les années 1990 par l’homme d’affaires Roy Gullickson.
Aujourd’hui, le nom Packard refait parler de lui grâce à une initiative privée. Un collectionneur néerlandais passionné a commandé un projet exceptionnel auprès du carrossier JB Classic & Bespoke, déjà connu pour ses transformations spectaculaires. À partir d’une Bentley Flying Spur de seconde génération (2019), les artisans ont façonné une berline entièrement réinterprétée, baptisée Excellence.
La transformation est si profonde qu’il est quasiment impossible de reconnaître la base britannique. La face avant arbore une calandre imposante et des projecteurs verticaux inédits, les portes s’ouvrent à la manière antagoniste des grandes limousines classiques, et les jantes affichent fièrement l’inscription PACKARD Twelve. Le logo ailé, directement inspiré des modèles des années 1930, trône sur le capot.
Sous cette carrosserie, on retrouve le W12 6.0 litres de Bentley développant 635 chevaux. L’habitacle conserve l’excellence de la Flying Spur Speed, mais troque l’écusson britannique pour celui de Packard.
L’Excellence n’est pas le signe d’un véritable retour industriel de la marque Packard : il s’agit d’une pièce unique commandée sur mesure. Mais cette création spectaculaire redonne vie, l’espace d’un instant, à une légende oubliée de l’automobile américaine. Reste à espérer qu’elle sera présentée dans les plus grands concours d’élégance, où elle ne manquera pas de toucher la corde sensible des amateurs de belles mécaniques et de patrimoine automobile.
Et vous quelle marque ou modèle souhaiteriez-vous voir réapparaître ?
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